Rubican

On croyait tout connaître de lui. De ses débuts précoces et abrasifs inspirés du grunge ambiant (Headcases), de son talent de compositeur folk, de son timbre de voix puissant et sensible (Luis Francesco Arena), de son jeu de guitare nuancé (Le Prince Miiaou)...C’est pourtant avec un projet singulier et totalement inattendu que l’ado des nineties sort du bois au galop en cet automne 2014. Voix en avant, rythmique décoiffante, compositions d’orfèvre et mélodies imparables, RubiCan nous guide vers la lumière. Après dix ans de rêveries folks magnifiées dans Stars and Stones, l’ultime production de Luis Francesco Arena, Pierre-Louis François explore les sentiers de la pop hybride, dans sa forme la plus élégante. La plus mûre sans doute aussi.

Composé en solo à la maison et joué sur scène en mode « one man band et pédales loop » ou formule trio, le premier EP de RubiCan se nourrit d’expérimentations électroniques et de riffs tendus traduits en une alternance de phases épiques et d’apartés plus intimistes. S’autorisant quelques titres dans la langue de Molière (Par delà la pudeur, Le Large), le compositeur-interprète révèle une nouvelle empreinte vocale, plus ample, plus ciselée. Et si les voiles « areniens » sont toujours-là (Bittersweet), ce n’est que pour mieux sublimer l’étendue des possibles.
Si l’on pense immédiatement à Son Lux, pour le multi-instrumentisme débridé et la prédominance de la mélodie, on perçoit dès les premières écoutes l’influence majeure d’un John Congleton ou d’un Scott Walker... Hommes de l’ombre des projets pop, post-rock et glam-rock les plus ambitieux.

Bride lâchée et horizon large, RubiCan se veut solitaire et conquérant."

Vidéo