PUSSY MIEL
Pussy Miel est né à Capbreton, station balnéaire coincée entre l’immensité de l’océan Atlantique, les dunes de sable blanc et la forêt de pins des Landes. C’est dans cet environnement à la fois nonchalant et sauvage, nourri par la culture skate, grunge et underground, que le groupe se forme. Les musiciennes se croisent d’abord dans les salles de concert locales, notamment au Circus, lieu emblématique d’une scène alternative psychédélique et DIY, avant de s’unir autour d’une passion commune : le rock comme espace de liberté et de survie.
Entre stoner hypnotique et punk des années 90/2000, Pussy Miel revendique un son garage distordu, des rythmiques tendues et une énergie brute, portée par une voix abrasive rappelant Brody Dalle. Leur musique oscille entre désenchantement viscéral et espoir presque divin, romantisme trash et besoin vital de se relever après la chute. Le cri y est central : un exutoire, une forme de guérison par le bruit, une manière d’être enfin entendue.
Leur premier EP, Bee Raged, s’articule autour de l’allégorie de l’abeille, figure matriarcale essentielle, si utile et pourtant menacée. À l’image de cette métaphore, Pussy Miel parle de rage, de révolte, du besoin de crier pour exister, aimer et se libérer. L’amour y est le fil conducteur, traversant les thèmes de la santé mentale, de l’affirmation de soi et du développement personnel : tomber, se relever, recommencer.
Filles des années 90, nourries de Nirvana, de grunge et de punk, Pussy Miel revendique une adolescence prolongée comme acte politique : refuser de se résigner pour préserver des rêves de liberté et l’idée d’une société à déconstruire. Leur nom est une référence drôle et assumée du film culte des années 90 Les 4 Saisons d’Espigoule. Sur scène, le groupe déploie une énergie libératrice et cathartique, rappelant que le rock existe avant tout dans le live et la sueur avec le son des amplis, ce moment précis où l’on se sent vivant.

